LES FLEURS DU CHAOS, un livre d'EMMANUEL TÉCLÈS
Corridor Éléphant Éditions propose depuis dix ans des livres d’artistes émergents en édition de collection, limitée, numérotée et signée.
Le livre d'Emmanuel Téclès est disponible en édition de collection, numérotée, imprimée sur un papier 170 g, avec une couverture pelliculée mate 400 g.
Format 21 x 15 cm. 84 pages. 57 photographies.
La photographie d’Emmanuel Téclès est un hier et un demain évoluant dans l’éternel présent d’une image plane. Les lieux choisis comme le soin porté à la prise de vue affirment la maîtrise tant de l’objet photographié que de l’outil qui en permet l’acte. La photographie interroge l’abandon des réminiscences du passé ; que garde-t-on de l’Histoire ?
L’éditeur
L'INTERVIEW D'EMMANUEL TÉCLÈS
Que représente pour vous le travail « Les fleurs du chaos » ?
« Les fleurs du chaos », c’est la rencontre entre la passion des lieux abandonnés et l’envie de travailler avec des modèles pour y apporter une touche personnelle, un sens, une teinte, une histoire…
Les deux items se complètent et stimulent mes inspirations. Les ruines laissent apparaitre des ambiances d’âmes errantes, de vies passées. Réintroduire l’humain par le modèle apporte une nouvelle narration au lieu, un hommage. Le choix du féminin est fait pour incarner à la fois la grâce comme le diabolique, un certain maléfice poétique. L’ensemble, que je souhaite insolite, met en lumière des lieux dans l’ombre et centre le regard sur une frontière, une interface entre des vestiges, leurs vécus, leurs rôles théâtraux et un modèle qui ré-habille le lieu avec son identité, son style. Le résultat se veut insolite, aux poésies multiples, étonnantes, si possible détonnantes, parfois même frissonnantes. Les fleurs sont en général belles, certaines ont des vertus, d’autres piquent, elles ne faneront pas sur ces clichés et composeront dans ces vestiges le bouquet de l’Apocalypse.
Pourquoi avoir voulu en faire un livre ?
Le livre est une consécration, un aboutissement, une étape voire une transition où j’ai envie de « poser mon travail » sur le papier, tel un recueil. Ce livre va résumer sept ans de travail dans ces diverses ambiances, il me permet de me situer et de me relancer pour mieux poursuivre, peut-être en mieux ou autrement. Il fallait que j’accomplisse, que « j’accouche » de ce livre, que je me confesse. J’ai envie de donner à voir, d’interroger, envie d’officialiser ces clichés qui quelque part témoignent d’une temporalité créative avec ses messages, ses univers, son style, sa signature. Le livre restera, témoignera, enseignera et aura le mérite d’exister, de promouvoir et d’étendre ma vision de la photographie de ruines avec modèles ou de modèles dans des ruines.